| La démocratie | Array Imprimer Array | Envoyer |
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Au XVIIIieme siècle est apparue l'idée fondamentale que la liberté politique de chacun et l'exercice du pouvoir par tous sont une seule et même chose : Rousseau en fait le fondement de son Contrat social et de sa théorie du souverain. A strictement parler, la liberté (la souveraineté indivduelle) est inaliénable ; il en résulte un premier paradoxe de la démocratie : toute délégation de souveraineté est déjà une dégénéréscence de la démocratie, et pourtant une démocratie directe parait impraticable dans les états modernes. Le problème fondamental est de concevoir comment le peuple peut exercer le pouvoir politique. Le libéralisme politique issu de Locke et de Montesquieu, met l'accent sur la reconnaissance de la liberté individuelle et de l'égalité, et assure formellement l'exercice du pouvoir "populaire" par l'éléction des dirigeants et de suffrage universel. La démocratie se définie alors par la liberté des éléections (chacun est élécteur et elligible) qu'on croit souvent assurer par le pluralisme des partis politiques, la garantie du respect des libertés publiques fondamentales (expression, réunion, opinion), la limitation du pouvoir central face aux libertés individuelles (d'où le thème de la séparation des pouvoirs). 1 - L'élection ne garantit pas l'exercice du pouvoir par le peuple, si les moyens d'information, de propagande et de pressions économiques sont aux mains de quelques uns. |
